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Discours de Didier Robert au Meeting de François Fillon du dim. 12 fev. 2017

M. le Premier Ministre, cher François,

Je veux d’abord te dire que je suis heureux avec Nassimah, avec Michel, avec Jean-Paul, avec tous nos amis, de t’accueillir une nouvelle fois à La Réunion.

En 2015, tu étais déjà à nos côtés, ici même à St Pierre, pour nous apporter ton soutien au moment des élections régionales. Ton engagement a incontestablement participé à renforcer la dynamique que nous avions engagée avec la plate-forme de l’Union de la Droite et du centre.

Aujourd’hui, nous sommes tous rassemblés autour de toi, maires, conseillers généraux, conseillers régionaux, membres des comités de soutien, militants, sympathisants, tous rassemblés dans une même dynamique pour t’aider à franchir les dernières marches jusqu’à l’Elysée.

Merci mes amis d’être venus aussi nombreux nous rejoindre aujourd’hui.

Je te connais, cher François, attaché à La Réunion et aux outre-mer ; attentif à la place de nos territoires dans l’ensemble national ; soucieux de la promotion et de la réussite de chaque Français, de chaque ultra-marin.
Je te connais à l’écoute de cette France de la diversité, celle que nous incarnons ici avec fierté.
Je te connais engagé, amoureux de la France, amoureux des outre-mer.
Je te connais tellement désireux de redonner sa place à notre pays.
Mon cher François, tu es ici chez toi à La Réunion, terre française et européenne de l’Océan Indien.
L’élection présidentielle, nous le savons tous, est ce moment particulier d’une rencontre en direct d’un homme avec les Français. C’est ce qu’a souhaité le général De Gaulle.
Et tu es aujourd’hui incontestablement l’homme de la situation, l’homme du moment, le seul capable d’assumer réellement les plus hautes responsabilités pour notre pays.
Tu incarnes une vision juste, claire et ambitieuse pour la France. Tu incarnes l’espoir pour beaucoup d’entre nous qui en avons assez des égarements et des errances de cinq années d’incurie socialiste.
Tu incarnes le seul rempart crédible contre les extrêmes, contre le racisme, contre l’intolérance. « L’homme n’est pas fait pour construire des murs mais pour construire des ponts ». Cette citation de Lao-Tseu prend aujourd’hui encore toute sa résonance et il est évident que certains responsables politiques dans notre pays n’hésiteraient pas à ériger des murs et à casser des ponts s’ils devaient être demain en responsabilité.
Et je le dis aux Réunionnais que dans cette hypothèse , la situation ici serait encore plus dramatique pour chacun d’entre nous au quotidien, nous ultra-marins, nous à 10000 km de la métropole.
Tu incarnes aussi, cher François, la seule alternative sérieuse à cette deuxième mauvaise saison de la « série des Hollande » que certains voudraient produire ; une saison 2 dans laquelle son conseiller particulier à l’Elysée pendant 2 ans, ministre de l’économie ensuite durant 2 autres années, rêve de jouer le premier rôle. Personne n’est dupe, la ficelle est grosse et la supercherie tout autant.
Tout le monde aura compris que derrière le candidat du « bling bling » des grandes banques françaises, derrière le candidat sans programme, se cache bien sûr François Hollande ! Et de François Hollande et de sa politique, les Français et les Réunionnais n’en veulent plus !
Mais disons-le clairement, tes positions et ta vision de la France te valent aussi ces derniers jours une série d’attaques inédites, d’une incroyable violence. Un acharnement dont le but n’est autre que de chasser le candidat de la droite et du centre du paysage politique. Est-ce que c’est cela la démocratie à laquelle nous sommes attachés ?
Je veux saluer ici, cher François, ton courage face à l’adversité, face à l’outrance et face à la calomnie.
Je veux te dire aussi que tu n’es pas seul et que nous sommes tous à tes cotés.
Nous sommes à tes côtés pour défendre ton projet, pour défendre une même ambition pour la France et pour les outre-mer, pour défendre ce même désir de faire respecter la démocratie, celle du peuple qui s’exprime.

Car, en définitive, ce sont les Français et eux seuls qui s’exprimeront dans moins de trois mois. Ce sont les Français et eux seuls qui choisiront le futur président de la République.
Il y a partout en France, ici, là-bas, des hommes et des femmes qui ne se laisseront tromper ni par les sondages ni par les commentaires ni par les écrans de fumée.

Je suis, comme tous nos amis ici, en campagne, délibérément engagé à tes côtés.
Cette victoire sera la tienne, celle de l’espérance pour beaucoup, celle de l’espoir d’un renouveau dont notre pays a tellement besoin.
Il y a un beau proverbe créole qui a été notre fil conducteur aux régionales de 2015 et que je veux partager avec toi, que tous nos militants connaissent : « quand la mer i bat, laisse a li bat. Nous, not chemin nous connais, nous trace » !

Alors François, bat toi et trace ton chemin !

Bien sûr que c’est toi qui a raison. Bien sûr que tu es dans le vrai. Bien sûr qu’il faut réformer, transformer notre pays pour pouvoir ouvrir enfin une nouvelle ère de prospérité.
Cette nécessité d’agir s’impose encore plus outre-mer. Après des années de rattrapage et malgré des performances économiques réelles, nous sommes conscients évidemment des fragilités et des menaces qui pèsent sur notre modèle de développement depuis la départementalisation : dépendance aux transferts publics, dépendance aux dispositifs de soutien, dépendance aux énergies fossiles, pauvreté persistante, chômage de masse qui brise les existences et les talents, qui fragilise les familles…

Pour certains, cette situation serait inéluctable, induite par les handicaps de l’éloignement et de l’étroitesse de nos marchés.

Pour certains, les outre-mer seraient frappés par la fatalité de l’insularité.

Pour certains, les outre-mer seraient privés de toute capacité d’action, condamnés d’avance face à la mondialisation. Nous serions confinés à la passivité et à l’assistanat, contraints à mendier une égalité réelle fantasmée.

L’égalité réelle est un leurre, un mensonge, un slogan socialiste creux, à contre-courant de la réalité, à contre-courant de l’aspiration réelle des Réunionnais et des ultra-marins, à contre-courant de l’histoire.
Cette manière de voir et de faire est un outrage à tous ceux qui, au quotidien, parents, personnels de l’éducation nationale, chefs d’entreprises, jeunes créateurs… mobilisent leur énergie pour créer, innover, former, entreprendre, dans le champ économique, social, culturel ou scientifique.

Comme tous les Réunionnais, je veux simplement que l’on me permette de porter et de construire ici un nouveau modèle de développement respectueux de ce que je suis : Français, européen, fils de l’Océan Indien. C’est là toute la singularité et toute la richesse des outre-mer.

Je crois à la force et à la réalité des atouts de nos territoires : une population jeune, créative, un patrimoine naturel d’exception, des infrastructures de niveau européen, des territoires modernes au cœur de bassins géographiques en pleine expansion, un espace maritime d’une richesse extraordinaire.

Ce sont là autant de raison de croire et d’espérer qu’un autre outre-mer est possible. Celui d’une terre de succès pour tous ses habitants, celui du travail et du mérite, celui de l’engagement et de la réussite, celui de la croissance et de l’emploi, celui d’une magnifique réconciliation de l’économie et de l’écologie, celui de l’autonomie énergétique, celui de la recherche et de l’innovation.

Je sais, cher François, que nous partageons l’essentiel de cette vision rénovée des outre-mer.
Je sais que tu as compris depuis longtemps que nous ne tendons pas la main, mais que nous voulons simplement plus de liberté, dans l’unité de la République, pour agir, agir vite, agir maintenant.

Les Réunionnais comme l’ensemble des ultra-marins en ont assez de souffrir, de faire du sur place, de se sentir abandonné, de vivre aujourd’hui en n’étant assuré de rien pour demain. Nous en avons assez d’être montré du doigt par certains qui depuis Paris considèrent que nous coûtons trop à la France.
Pour réussir aujourd’hui il faut franchir un cap.
Pour réussir il faut renverser la table, porter les voies d’une grande révolution au service de chaque Réunionnais, de chaque ultra-marin.

Pour réussir, il faut vraiment mettre l’entreprise au cœur des politiques publiques parce que c’est l’entreprise qui crée l’emploi.

Pour réussir, il faut libérer les énergies, remettre en question les normes européennes et nationales inadaptées à nos territoires.

Pour réussir, il faut redoubler d’effort sur les chemins de la formation, de l’apprentissage et de l’éducation pour permettre à chacun d’emprunter à nouveau l’autoroute de l’ascenseur social.

Pour réussir, il faut repenser les outre-mer comme des espaces d’expansion économiques de la France dans le monde, les portes de l’Europe en Afrique, en Inde, en Amérique, en Asie, partout là où nous sommes directement présents.

Pour réussir, il faut faire de la continuité territoriale un formidable levier d’épanouissement, d’ouverture aux autres et au monde pour l’ensemble des ultra-marins sur la base du principe de la libre circulation des femmes et des hommes dans notre pays.

Pour réussir, il faut redéfinir le pacte républicain qui nous lie à la métropole pour plus d’émancipation, davantage d’expérimentation sur les questions fiscales ou d’aménagement du territoire en particulier.

Pour réussir enfin, il faut conforter et nous aider à mieux affirmer notre place au sein de l’Europe comme des territoires français aux capacités incontestables et aux spécificités véritablement reconnues.

En définitive, cher François,

La France est belle lorsqu’elle est ambitieuse, conquérante, généreuse.

La France est belle lorsqu’elle se construit aujourd’hui pour les enfants de demain.

La France est belle lorsqu’elle sait faire de la place à la diversité.

La France est belle lorsqu’elle protège les plus faibles et les plus fragiles.

La France est belle lorsqu’elle reconnait ceux qui ont donné toute une vie de labeur pour la servir.

La France est belle lorsqu’elle sait accompagner ses talents.

La France est belle lorsqu’elle sait se faire respecter.

C’est cette France-là que nous voulons retrouver.
Un pays qui sait garder ses élites, ses diplômés, ses entrepreneurs.
Un pays de la réussite et de l’excellence. Un pays de la solidarité et de l’égalité des chances. Un pays de l’entreprenariat et du travail.

Nous comptons sur toi, cher François, cher François FILLON, pour organiser les voies de la réussite nationale. Les Français comme les Réunionnais et les ultra-marins sont prêts à consentir les efforts nécessaires à la seule condition qu’ils soient utiles à nos enfants demain.

Nous avons confiance en toi.
Tu peux compter sur chacun d’entre nous pour mener cette campagne jusqu’au bout. Rien ni personne ne nous fera douter ou dévier de notre objectif. Cette victoire sera la tienne.

Mes chers amis, je vous demande de nous accompagner, de mener cette bataille, peut être l’une des plus décisives pour La Réunion, l’une des plus décisives pour les outre-mer, l’une des plus décisives pour notre pays.

Mes chers amis, je vous demande de nous accompagner, de vous engager, de vous mobiliser chaque jour et de participer à porter notre ami François FILLON à la victoire. Cette victoire sera belle, elle sera celle de l’espérance aussi pour chacun d’entre vous.
Mes chers amis, je vous remercie de votre confiance.

Didier Robert
Président de la Région Réunion
Président d’Objectif Réunion

Grande Réunion Publique - Présidentielles 2017
François FILLON,
Candidat de la droite et du Centre

Dimanche 12 Février 2017
Mon Caprice / Saint-Pierre


12 février 2017